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La main est le prolongement du cerveau
La kinésithérapie est celer et comprendre les besoins de l’individu, intervenir à des périodes clés des âges de la vie, semble être la bonne méthode pour qu’une démarche préventive en santé soit suivie d’effets. Bien avant les soins de rééducation, le kinésithérapeute est en mesure de combattre les problèmes qui sont à leur origine.
Ne sait-il pas appréhender les facteurs de risques d’une population de sujets en demande, dans leur environnement social ou professionnel ? Ne sait-il pas délivrer un message préventif d’économie articulaire, d’entretien musculaire, de sollicitation cardio-respiratoire ? Il le fait tous les jours ! même lorsque le patient consulte pour d’autres troubles, médicalisés, qui eux font l’objet d’une prescription.
Il s’agit d’être un conseiller rationnel et non normatif a n de proposer des solutions adaptées, en ayant compris la plainte du sujet et de son entourage. C’est la nécessaire pédagogie qui permettra aux conseils préventifs d’être retenus, compris et suivis d'effets comportementaux.
Les kinésithérapeutes sont des praticiens et non des chercheurs"
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Sans être universelle, la prévention individuelle effectuée par le kinésithérapeute peut améliorer les conditions et la qualité de vie des bénéficiaires. Ne vaut-il mieux pas alerter sur des risques, des circonstances plutôt que d’être amené à traiter simultanément les causes et les conséquences ? L’exemple des TMS l’illustre bien.
Seul un professionnel qui a la connaissance des différents processus physiopathologiques et de leurs conséquences peut effectuer une intervention précoce, qui sera efficace pour alerter le médecin, lorsque, par exemple, la période de fragilité de la personne âgée glisse dangereusement vers la dépendance.
Les bénéficiaires de l’action préventive du kinésithérapeute doivent être reconnus. Ils répondent à l’objectif de réduction des coûts, dans un environnement d’économie de santé tendu, où les maladies chroniques ne font qu’augmenter.
Alors montrons ce que nous savons faire, et réclamons un principe de prévention individuelle, de la responsabilité du kinésithérapeute ; l’accès direct à la kinésithérapie le faciliterait.
Xavier DUFOUR Directeur de l'Institut de thérapie manuelle de Paris (ITMP)
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