A.I. KAPANDJI
Le Kapandji nouveau est arrivé ! Plusieurs inédits à ce livre qui a été longtemps l’unique catéchisme pour des générations de kinésithérapeutes.
D’abord il est en couleur ; les 6 parties de l’ouvrage sont repérables par leur couleur située sur la tranche du livre.
Ces 6 parties sont : le rachis dans son ensemble, la ceinture pelvienne, le rachis lombal, le rachis dorsal et le thorax, le rachis cervical et enfin la tête.
La deuxième nouveauté concerne la ceinture pelvienne où il est question de “cotillon, dixit Kapandji” ! Plus sérieusement, il est traité des structures du périnée masculin et féminin, avec leurs fonctions, à savoir la miction, la défécation, l’accouchement et l’érection.
La troisième grande nouveauté concerne la tête, où il est question de la mobilité des sutures crâniennes ! Il est aussi question de l’artère vertébrale, des muscles de la face, de l’articulation temporo-mandibulaire, ô combien complexe.
Le chapitre sur la mobilité de l’œil n’intéressera pas uniquement les orthoptistes.
Classiquement, dans un ouvrage, les figures, dessins, photos et autres images viennent illustrer le texte. Le talent de Kapandji est d’avoir inversé les rôles. C’est le dessin qui dit tout, le texte se contentant de légender les schémas. Essayez, vous verrez que les 539 dessins qui occupent la moitié de l’ouvrage parlent d’eux-mêmes !
Ce tome III, c’est 150 double page, avec un thème précis, du côté droit les dessins dans les 3 plans de l’espace, du côté gauche les légendes et le tour est joué !
Sur le fond, un ouvrage qui en est à sa 6e édition, traduit en 11 langues, se passe de commentaires. Néanmoins, quelques rares assertions de Kapandji ne sont pas partagées par tous. Au lecteur de se faire son opinion. Reconnaissons à Kapandji, grâce à sa pédagogie exemplaire, de nous éclairer sur la physiologie du rachis et ainsi de nous ouvrir les portes de la physiopathologie et des traitements de cette colonne vertébrale, qui reste toujours la région la plus touchée.
Merci à Kapandji de nous donner à voir le mouvement.
Rémy HIGNET