Résumé
Les étirements améliorent non seulement l’amplitude de mouvement, mais ils réduisent la tension dans les muscles quelles que soient la longueur, et donc influencent la raideur. Ces diminutions de tension surviennent dans les tendons, les éléments contractiles et le tissu conjonctif qui sert de soutien au muscle. La contribution relative de ces tissus à la diminution de tension n’est pas connue. Des études ont généralement constaté que les éléments contractiles du muscle inactif sont moins raides que les tendons. Toutefois, lorsque le muscle est activé, la tension dans les éléments contractiles peut atteindre des niveaux semblables à ceux enregistrés dans le tendon. Lorsque les muscles sont étirés pour un niveau d’amplitude articulaire correspondant à environ 80 % de l’amplitude maximale, ils deviennent souvent actifs. Il semble probable qu’une grande partie des gains obtenus en début de mouvement sont plutôt liés à une diminution de l’activité musculaire qu’à des modifications structurelles du muscle. Les adaptations structurelles sont plus susceptibles d’être observées après plusieurs semaines de stretching. La prescription idéale pour les étirements reste inconnue. Les données actuelles suggèrent que les étirements doivent être maintenus pendant 20-30 secondes, que le premier étirement produit le plus de gain, et que les premiers étirements devraient être réalisés lentement afin de réduire la contrainte dans les tissus. Il existe certaines données prouvant que le type d’étirement (statique ou dynamique) peut influencer le degré d’augmentation de l’amplitude de mouvement et de réduction de la raideur. Les étirements statiques sont plus efficaces pour augmenter l’amplitude du mouvement alors que les étirements dynamiques le sont plus pour diminuer la raideur. Qu’il s’agisse de faire des étirements dans le cadre sportif ou non, il faut tenir compte du type de sport pratiqué, de l’amplitude du mouvement et de la raideur de l’individu. Si une personne a une amplitude articulaire suffisamment grande, il y a moins de nécessité à pratiquer des étirements. Dans les sports où il y a des activités musculaires concentriques et où les cycles étirement-raccourcissement ne sont pas mis en jeu, la nécessité à étirer est moindre par rapport aux sports qui nécessitent un grand nombre de sauts et d’atterrissages. ■
Abstract
Stretching not only improves range of motion, it also reduces the tension in muscles at any particular muscle length and therefore influences stiffness. These reductions in tension occur in the tendons, contractile elements and the connective tissues that serve as a framework for the muscle. The relative contribution of these tissues to the decrease in tension is not known. Studies have generally found that muscle contractile elements when inactive are less stiff than the tendon, however, when muscle is activated, the tension in the contractile elements can rise to levels similar to those recorded in the tendon. When muscles are stretched past approximately 80% of their maximum range of motion, they often become active. It seems likely that much of the early gains in range of motion occur as a result of reduced muscle activity rather than structural changes to the muscle. Structural adaptations are more likely to be observed over weeks of stretching. The ideal prescription for stretching remains unknown. Current evidence suggests that stretches should be held for 20-30 seconds, that the first stretch provides the most gains, and that initial stretches should be undertaken slowly to limit stress in the tissues.
There is some evidence that the type of stretch (static or dynamic) can influence the degree to which range of motion increases or stiffness is reduced. Static stretches are more likely to influence range of motion while dynamic stretches are more effective in reducing stiffness. Whether to stretch for sports or not depends upon the type of sport being played and the range of motion and stiff-ness of the individual. If a person has sufficient range of motion, then the need to undertake stretching is diminished. In sports where there is concentric muscle action primarily and the stretch-shorten cycle is not required, the need to stretch is less compared to sports that require large amounts of jumping and landings. ■