Une enquête détaillée, et minutieuse, posant la question : pourquoi aucune politique de Santé publique globale n’est mise en place pour lutter contre ce fléau ?
Hasard ou coïncidence ? Ce livre, paru au denier trimestre 2010, dénonce le problème de l’aluminium dans notre vie quotidienne, au même titre que la presse de ces derniers mois dénonce la nocivité de certains médicaments, et il ne se passe pas de semaines sans que cette liste ne s’allonge.
L’aluminium n’a aucune fonction biologique reconnue au contraire de certains oligo-éléments comme le fer ou le zinc. Il est éliminé parles reins mais, comme dit l’auteur, “nous devenons pourtant, dès notre naissance, des hôtes conciliants, à notre insu”.
Il est connu depuis 1921, et un certain nombre de chapitres font état depuis cette date des constats, des échecs, des recherches, des efforts déployés pour essayer de minimiser les conséquences. Un exemple : l’OMS, en 2006, a diminué la dose acceptable par l’organisme à 7 mg/kg de poids corporel hebdomadaire, soit 7 fois moins que ce qui était admis auparavant !
Tous les domaines où l’aluminium est présent (l’eau du robinet, laits maternels, cosmétiques, bâtiment, électroménager, et la liste n’est pas exhaustive !) sont étudiés à l’appui de nombreuses références scientifiques, presque à chaque page.
Un domaine plus précis est celui des vaccins où l’aluminium est employé comme adjuvant pour en renforcer l’efficacité. Il y a quelques années, une possible relation entre des vaccins et l’apparition d’affection neurologique avait fait la Une des journaux. Sans donner une réponse définitive à ce problème, l’auteur met bien en évidence les enjeux de cette question.
L’aspect Santé publique est bien mis en avant. De nombreux tableaux, notamment sur les vaccins ne contenant pas d’aluminium, agrémentent ce livre.
Le but de cet ouvrage n’est pas d’entretenir une psychose autour de l’aluminium mais bien d’attirer l’attention du lecteur sur la prise de conscience et le rôle qu’il a à tenir en tant que “consommateur”. À ce titre, il intéressera les masseurs-kinésithérapeutes dans leur rôle d’éducateur en santé.