

Sous la direction de Ph. CODINE et Ch. HÉRISSON
Éditions Masson
“Translation excessive, non physiologique, de la tête humérale sur la glène, responsable de symptômes perçus par le patient” ; voici comment P. Codine et C. Hérisson, modérateurs des Entretiens de médecine physique et de réadaptation de Montpellier et coordonnateurs de ce livre, définissent l’instabilité de l’épaule.
Ce livre reprend la formule de la collection et des entretiens de Montpellier : le point sur un sujet en demandant à un ensemble de spécialistes d’en couvrir les différents aspects.
Nous pourrons, au fil de la lecture, découvrir ou approfondir nos connaissances sur :
• La physiopathologie et les classifications des instabilités.
• Le rôle musculaire et proprioceptif dans la stabilité.
• La symptomatologie clinique et le bilan clinique à effectuer, ainsi que les différents scores fonctionnels existants et leur intérêt.
• L’imagerie.
• Les différentes techniques chirurgicales actuelles (avec rappel des techniques abandonnées) répondant aux problèmes d’instabilité antérieure, postérieure ou multidirectionnelle.
• Les traitements rééducatifs de l’épaule non opérée ou opérée et la place de l’isocinétisme.
Les différents auteurs insistent sur :
• Les perturbations musculaires, proprioceptives et cinétiques de la gléno-humérale et de la scapula dans l’instabilité.
• La recherche de causes autres que le traumatisme d’une laxité, comme le syndrome d’Elhers-Danlos.
• L’importance de l’utilisation d’un outil de bilan commun même s’il n’y a pas encore de consensus sur le plus adapté.
• La connaissance du rôle et de l’état de chaque structure de stabilité afin de répondre au mieux chirurgicalement.
• L’absolue nécessité de commencer par le traitement conservateur : la rééducation, avant toute éventuelle intervention chirurgicale.
• L’interdit chirurgical dans les instabilités multidirectionnelles, chez le sujet de moins de 15 ans et pour les luxations volontaires.
• Les étapes essentielles de la rééducation : contrôle proprioceptif, tonification musculaire et coordination de la ceinture scapulaire.
• La mobilité et le positionnement de la scapula pendant la rééducation, qui permettra de conserver une meilleure stabilité gléno-humérale.
• L’intérêt de la chaîne fermée qui favorise la stabilité en début de rééducation.
• La recherche d’une éventuelle raideur capsulaire et musculaire postérieure de la gléno-humérale, péjorative pour la stabilité de celle-ci et qu’il faudra alors traiter.
• L’intérêt de l’isocinétisme pour le bilan mais aussi pour la rééducation musculaire, en prenant la précaution d’analyser les résultats individuels sans essayer de comparer ceux-ci à d’éventuelles références encore peu utilisables.
Tous ces articles sont soutenus par une bibliographie importante et récente permettant d’approfondir pour les plus intéressés d’entre nous. Un sommaire clair permet une lecture in extenso ou d’aller chercher facilement l’information utile.
Au total, un livre pour l’étudiant qui désire faire le tour des connaissances actuelles sur l’instabilité ou pour le praticien qui veut réactualiser ses connaissances biomécaniques, chirurgicales et rééducatives.
Guy CORDESSE