La mondialisation des savoirs biomédicaux confronte aujourd'hui nos techniques manuelles à des barrières culturelles souvent invisibles, où la perception du corps et du toucher varie radicalement entre les standards européens et les réalités d’Afrique subsaharienne. Cet article propose une analyse comparative rigoureuse issue d’une expertise croisée de douze ans entre la France et le Cameroun, introduisant un modèle d’adaptation structuré autour de cinq principes cardinaux : l'équivalence conceptuelle, la communication adaptative, la flexibilité technique, l'intégration sélective et la contextualisation socioculturelle.